Présidence de l’UE et pourquoi pas une femme ?



Présidence de l’UE et pourquoi pas une femme ?
Le traité de Lisbonne devant entrer en application le 1er décembre 2009, les états s’activent pour trouver un Président du Conseil. Pas moins de 18 noms circulent, et la population s’étonne chaque jour que l’Europe ne soit pas capable de s’entendre pour trouver son Président. « S’ils ne savent pas  faire l’union sur ce sujet ça promet  pour les grands dossiers » nous explique un Maire d’une petite commune de Bretagne.
Plusieurs options s’opposent pour cette Présidence, un « facilitateur » ou un véritable N° 1 de l’Union Européenne.

Daniel Cohn-Bendit coprésident du groupe Vert au Parlement européen, dénonce dans un entretien à Libération l'opacité de la procédure de nomination du président du Conseil européen et du ministre des affaires.  C’est à une caricature de démocratie à laquelle on assiste. On a le sentiment que les Vingt-sept, et surtout Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, cherchent des personnalités qui ne leur feront pas d’ombre. Ils y sont déjà parvenus avec la nomination de José Manuel Durao Barroso à la présidence de la Commission et ils cherchent à refaire le même coup pour le président du Conseil européen : celui-ci devra seulement savoir organiser les petits-déjeuners et les déjeuners afin que tout le pouvoir reste aux mains des États membres. C’est une Europe très intergouvernementale qui se met en place.

De son côté Philippe de Villiers est devenu bien silencieux sur un sujet qu’il affectionnait particulièrement à l’époque où il n’était pas à la solde de l’UMP.

La solution passe peut-être par une femme. Pour les états ce serait une occasion unique de montrer que l’UE est favorable à la parité homme-femme, dans les fonctions importantes, ce serait un signe fort et un moyen de dissiper les malentendus.

Mercredi 18 Novembre 2009


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